Juil 272016
 
Message de condoléances d’un ami marocain musulman

Bonjour cher frère Vraiment, je n’ai pas trouvé de mots permettant de refléter exactement ce que je ressens à l’intérieur de moi-même en apprenant qu’un prêtre a été tué par un terroriste. Je condamne cet acte barbare et je t’exprime mon sentiment de fraternité et de solidarité en ce moment difficile pour toi, pour la […]

Juin 302016
 
Regard chrétien de Marie dans le Coran par André Ferré GRIC Tunis

Le texte qui suit n’a aucune prétention scientifique, il n’est pas un essai d’étude comparative sur la place de Marie dans le Coran et dans les Evangiles. On n’y trouvera aucune approche exégétique des textes de référence. Il s’agit ici simplement de la réflexion d’un chrétien catholique qui relit les versets du Coran concernant Marie, en étant attentif aux échos qu’ils éveillent dans sa foi et dans sa piété nourries de la Bible et de la Tradition de l’Eglise catholique. J’ai retenu cinq de ces échos.

Juin 112016
 
MARIE DANS LES TEXTES CHRETIENS par Nicolas LHERNOULD +

Telle qu’elle apparaît dans les textes chrétiens – Ecriture et Tradition –, Marie est donc : une créature, fille d’Israël, épouse de Joseph et mère virginale de Jésus par action du Saint Esprit, perpétuellement vierge (du point de vue catholique et orthodoxe), immaculée, c’est-à-dire préservée du péché par pure grâce divine (sauf du point de vue protestant) dès sa conception (approche catholique) ou par le fait que sa vie a correspondu en tout à sa vocation (approche orthodoxe). Préservée du péché, Marie l’a été également de la dégradation du tombeau (approche catholique et orthodoxe). Mère de Jésus, à la fois homme et Dieu, donc « theotokos » (Mère de Dieu), elle est aussi mère de l’Eglise en tant que communauté des disciples, en vertu d’une maternité nouvelle instaurée sur la croix par Jésus lui-même.

Juin 112016
 
Rencontre avec Marie GRIC Tunis

Marie est un lien qui nous unit Musulmans et Chrétiens. Pour les Chrétiens comme pour les Musulmans, Marie est vierge et mère de Jésus. Elue de Dieu, elle a reçu de l’ange Gabriel l’annonce de la naissance virginale de Jésus. Au Liban, terre d’hospitalité et d’accueil, de cette intuition partagée que Marie nous rassemble, est […]

Juin 072016
 
À Bagdad, chrétiens et musulmans prient pour la paix

À l’initiative du patriarche chaldéen, un rassemblement de prière « pour la paix en Irak, en Syrie et dans la région » est organisé lundi 30 mai dans l’église Notre-Dame du Rosaire à Bagdad, qui sera retransmis en direct à la télévision. Il réunira chrétiens et musulmans. Les représentants des pouvoirs publics sont nombreux à […]

Juin 042016
 
Al Azhar-Institut Catholique de Paris

Le recteur de l’université d’Al Azhar, Ibrahim Al-Hodhod, et celui de l’Institut catholique de Paris, Mgr Philippe Bordeyne, ont signé mercredi 25 mai une convention entre leurs facultés de lettres, ouvrant la voie à des recherches communes. L’idée est à la fois de mieux comprendre et de questionner société, culture et religion à travers l’étude […]

Mai 262016
 
Dieu est-il l'auteur de la Bible et du Coran?

« Dieu est-il l’auteur de la Bible et du Coran ? » Spontanément, chrétiens et musulmans donnent une réponse différente. Les musulmans considèrent que le Coran est venu achever la révélation transmise par Moïse au peuple juif ainsi que la révélation de l’Évangile transmise par le prophète Jésus. Ils vont donc répondre « oui ». Les chrétiens, eux, considèrent que Jésus-Christ n’est pas d’abord un prophète, mais le Messie, qui révèle par sa mort et sa résurrection le cœur de ce que Dieu veut révéler de lui-même aux hommes. Pour eux, il n’y a plus d’autres révélations à attendre après avant la fin des temps. Ils vont donc répondre : « non ».

Avr 052016
 
Miséricorde Par Gric Tunis

La miséricorde, c’est se laisser toucher par le malheur d’autrui et agir en conséquence. Rien à voir avec un sentiment vague ou une mièvrerie affective ! La miséricorde nous saisit aux tripes, comme l’indique l’étymologie du mot grec qu’on traduit souvent par compassion. Elle nous bouleverse de l’intérieur. La miséricorde est l’attribut de Dieu par excellence, pour les chrétiens et pour les musulmans.

Mar 232016
 
Cycle de Noé :Essai d’exégèse et d’herméneutique par S.Amedro

Il ne faut pas réduire le récit de Noé au seul récit du Déluge. Ce n’est, en fait, qu’un épisode qui se situe au cœur d’un cycle plus large qui concerne Noé et qui couvre les chapitres 5 à 10 de la Genèse voire jusqu’au chapitre 12 si l’on suit la tradition juive (qui intègre le récit de Babel et la généalogie de Sem à Abraham). Nous proposons d’essayer de travailler le cycle de Noé globalement pour découvrir la place et la fonction particulière qu’il occupe, à savoir un véritable récit de « médiation » à l’articulation de plusieurs problématiques herméneutiques :
– articulation entre un récit babylonien préexistant et une intention théologique du ou des auteurs qui affrontent cette situation et confessent la présence et l’intervention de Dieu dans l’histoire (le Déluge comme figure de l’Exil, Noé comme figure de restauration et image d’un Dieu qui console de la malédiction de la terre, théologie de l’Alliance conclue avec l’humanité tout entière). Il est sans doute possible de comprendre ce récit comme une herméneutique théologique de la culture et de l’histoire portée par la question fondamentale : est-ce que Dieu intervient dans notre histoire ?
– articulation dans un récit mythologique unique de deux traditions théologiques différentes qui tentent d’appréhender le scandale du mal chacun de leur manière. Il est alors possible de relire le récit mythologique comme une herméneutique philosophique (et non plus théologique) de l’espérance : face au mal (moral autant que radical), que m’est-il permis d’espérer ?
– enfin, en choisissant le récit mythologique comme support d’une réflexion aussi bien théologique (comment Dieu intervient dans l’histoire ?) que philosophique (que m’est-il permis d’espérer ?), le cycle de Noé se trouve de facto à l’articulation d’une problématique herméneutique fondamentale entre « histoire » et « vérité ».