Juil 102012
 

Le 8ème numéro de la Maison Islamo-chrétienne vient de paraître. Vous pouvez le trouver ici

 

Voici la présentation qui en est faite sur le site de la Maison Islamo-chrétienne :

S’il suffisait d’un seul terme pour traduire la relation entre Abraham et ceux qui se réclament de lui, juifs, musulmans ou chrétiens, il faudrait prononcer le mot « appel ».

Cet appel traverse les millénaires. On le perçoit dans la foi des musulmans comme dans celle des chrétiens. Un article du comité de rédaction évoque la façon dont le culte des uns et des autres répercute sa vocation et sa soumission.

Mohammed BENALI nous propose une méditation qui refuse de réduire cet appel à ce qu’on peut en entendre dans les églises et les mosquées ou à La Mecque.

En réfléchissant sur les promesses d’une postérité adressées à Abraham, Christine Fontaine voit en lui le modèle du croyant qui ne s’enferme pas dans sa particularité mais qui est à l’écoute de ce qui est universel.

La Bible promet à Abraham une postérité diverse et nombreuse. Les témoignages qui suivent manifestent que cette diversité est réelle.

Un groupe de femmes d’origine maghrébine, toutes musulmanes, se sont réunies après l’Aïd, dans une cité, pour parler entre elles de ce qu’évoque cette fête qui remonte, croit-on, à Abraham.

Emile Moatti est un ingénieur qui a une longue expérience du dialogue interreligieux. Il représentait le judaïsme à Assise en octobre 86. Ses paroles sont précieuses dans le contexte de ce dossier ; il est, en effet, délégué général de « La Fraternité d’Abraham ».

Le troisième témoignage paraîtra sévère, peut-être, à quelques uns. Il nous vient de Syrie. Le Père Elias Zahlaoui est un prêtre arabe. Il a vécu de près, depuis sa naissance en 1932, tous les événements qui ont brisé la vie de tant de familles au Proche-Orient. Il nous rappelle les graves responsabilités de l’Eglise et d’un certain sionisme devant une situation dont il mesure la dimension tragique.

Le Concile Vatican II a permis à l’Eglise de sortir de l’ambigüité véhiculée par la formule bien connue : « Hors de l’Eglise, point de salut ! ». Ainsi est libérée la pensée des théologiens. Le travail de ces derniers nous paraît encore loin d’être achevé. Michel Jondot s’interroge : “Peut-on se satisfaire de ces recherches ?”

Les chrétiens sont tiraillés entre deux affirmations contradictoires. D’une part, ils doivent reconnaître l’authenticité de la démarche de tous les héritiers d’Abraham. Mais d’autre part, il faut convenir que c’est par Jésus qu’en fin de compte tous seront sauvés. N’est-ce pas sombrer dans un nouveau totalitarisme ? Peut-on sortir de cette impasse ?

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