Juil 102012
 

Un nouveau dossier de La Maison islamo-chrétienne

Il serait vain d’aborder les questions posées aujourd’ hui par l’ argent si on se bouchait les yeux sur la condition faite aux personnes et aux communautés. Le témoignage de Kenza qui sait d’ expérience que « la vie est dure » quand l’ argent manque, montre que l’ amour de la vie permet d’ accomplir des prouesses.

Claude Caillère a longtemps été délégué du C.C.F.D au Proche-Orient. Il a vu des populations délaissées en périodes de troubles. Quand l’ argent fait défaut, peut naître la solidarité. Claude en apporte le témoignage.

« L’ argent est un mauvais maître mais il peut être un bon serviteur ». André Chomel aime prononcer cette phrase. Ce financier chrétien a été disciple du Père Lebret. Il fut également directeur de la revue « Economie et humanisme ». Il nous raconte comment des paysans, producteurs de coton au Mali, se sont organisés grâce au microcrédit.

Catherine Margaté, Maire de Malakoff et Conseillère Générale des Hauts-de-Seine, a bien voulu répondre à nos questions. Son témoignage nous aide à comprendre la circulation de l’argent dans une municipalité.

Le message de la Bible comme celui du Coran ont été produits en des temps où le système économique n’ avait rien de comparable à celui dans lequel le monde d’ aujourd’ hui est pris. Quand nous lisons nos Ecritures, nous découvrons pourtant qu’ elles ont une dimension universelle et qu’ elles peuvent éclairer nos recherches de croyants.

La prédication du Prophète Mohammed, à ses débuts, était une protestation contre la mauvaise répartition des richesses. Fort de l’ enseignement du Coran, le musulman affirme que les situations de détresse sont imputables aux riches.

L’argent permet des relations : par lui s’ opèrent des échanges. Lorsqu’ il crée des écarts, l’ honneur de Dieu est bafoué. C’ est Dieu lui-même qui est chassé. Le chrétien en est convaincu lorsqu’ il lit l’ Evangile.

Pour respecter la Sharia qui interdit le prêt à intérêt, les musulmans ont inventé un système économique original : les banques islamiques. Les points de vue, entre musulmans, divergent à ce sujet.

Depuis septembre 2008, après la faillite d’ une banque américaine, le monde entier est assailli de nouvelles, de commentaires, de chiffres et de prévisions pour la plupart du temps pessimistes. Certes, on voit bien, en gérant nos budgets, que les temps sont durs mais comment comprendre ce qui se passe ?

Ghazi Hidouci a enseigné l’ économie à l’ université de Lille et il a exercé des responsabilités importantes. Après avoir été haut fonctionnaire il est devenu, sous la mandature du Président Chadli, ministre des finances.

Mais Ghazi Hidouci n’ est pas seulement un spécialiste ; il est croyant et il connaît le diagnostic des religions sur les dangers de l’ argent en matière de morale. Il a pris le temps de répondre à nos questions en faisant preuve de beaucoup de pédagogie.

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