Juil 102012
 
mardi 27 juin 2006
par Gric
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Fin juin 2006, le père Christophe Roucou a été nommé directeur du Service national pour les relations avec l’islam de l’Eglise de France

Le père Roucou, un prêtre de la Mission de France âgé de 53 ans, prendra ses fonctions en septembre pour succéder au père Jean-Marie Gaudeul, père blanc âgé de 70 ans et membre du GRIC Paris.

Né à Nantes le 22 octobre 1952, le père Roucou a été ordonné prêtre le 21 juin 1980. Professeur d’histoire-géographie avant son entrée au séminaire, il a ensuite obtenu une licence de théologie à l’Institut catholique de Paris avant d’aller étudier l’arabe et l’islam durant deux ans au Pisai, l’Institut pontifical d’études arabes et islamiques de Rome.

Il a vécu neuf ans au total en Egypte, en deux séjours séparés. De 1983 à 1987, il a enseigné le français au Caire durant un an avant d’enseigner trois ans à la faculté de pédagogie de Suez. Puis, de 1994 à 1999, il a de nouveau enseigné dans cette faculté à Suez et lancé une école publique égyptienne de langue française dont les premiers bacheliers sortiront l’an prochain.

Depuis son retour en France en juillet 1999, outre une activité d’aumônier d’étudiants à Créteil, il appartient à l’équipe responsable de la Mission de France et a mis sur pied une Ecole pour la mission, qui propose un parcours de formation théologique à de jeunes adultes à côté de leur vie professionnelle et familiale.

Lui qui a connu un « dialogue exigeant » avec des représentants de l’islam égyptien entend développer une approche de l’islam dans la conscience des circonstances nouvelles et déclare dans le quotidien La Croix du 27 juin 2006 : «  Il y a un durcissement dans une partie du monde musulman, et le dialogue théologique a lui aussi ses limites. Mais il n’y a pas d’autres chemins que le dialogue. Ce n’est pas parce que les travailleurs philippins ont des problèmes en Arabie saoudite que nous ne devons pas entrer en relation avec les hommes et les femmes qui veulent vivre normalement leur foi en Dieu. En France, comme citoyens et comme catholiques, nous avons la responsabilité de permettre que les musulmans puissent vivre leur foi dans le contexte républicain et laïque. Et comme chrétiens, il nous faut toujours faire le premier pas. »

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