Piet Horsten (1936-2018) par André Ferré Gric Tunis

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Juin 112018
 

La nouvelle du décès du père Piet Horsten nous est parvenue avec un peu de retard. C’est en effet le 31 mars qu’il est décédé à Heythuysen (Pays-Bas), dans la maison de soins où il avait été admis en 2013. Comme nous le verrons, sa collaboration avec le GRIC s’est poursuivie, sous des formes diverses, pendant environ vingt-cinq ans. Et il a assuré la fonction de co-président de 2001 à 2007.

            Il est né en 1936 dans une petite ville des Pays-Bas qui porte le nom charmant de Bergen op Zoom. Dès l’âge de 20 ans, il rejoignit la Société des Pères Blancs dont il suivit la formation, d’abord dans son pays d’origine, puis à Carthage pour les études théologiques. Il fut ordonné prêtre en 1961.

            Ses qualités intellectuelles lui valurent d’être envoyé à Nimègue (Nijmegen) puis à Londres, pour des études notamment de grec et de latin ainsi que de linguistique, dans la perspective de devenir professeur. A partir de 1971, il enseigna effectivement le grec classique à Londres, à l’institut de théologie des Pères Blancs, tout en préparant une thèse de doctorat, qu’il soutint en 1976 au SOAS (School of Oriental and African Studies) sur un sujet de linguistique, et qui fut publiée en 1978.

            En 1977, il fut appelé à Rome par les responsables des Pères Blancs pour exercer l’importante fonction de secrétaire à la formation ; une charge qu’il assura pendant sept ans.

            Il retrouva la Tunisie en 1984, d’abord comme administrateur de la revue IBLA, puis comme directeur de l’Institut. C’est pendant cette période (dès 1985) qu’il rejoignit le groupe GRIC de Tunis. Ce fut aussi à cette époque-là qu’il commença à éprouver de sérieux ennuis de santé : des accès d’asthme aggravés par le climat humide de Tunis. Ces problèmes de santé l’amenèrent à quitter la Tunisie.

            En 1992, il était de nouveau à Rome, cette fois comme conseiller du Supérieur Général des Pères Blancs et de ses collaborateurs immédiats, surtout en matière juridique.

            Tout  en conservant sa fonction de conseiller, il fit partie du staff de l’Institut Pontifical d’Etudes Arabes et d’Islamologie (PISAI), chargé du cours de méthodologie de 1994 à 2011 et assurant la direction de la bibliothèque de 2008 à 2011. Atteint par la limite d’âge et sa santé se détériorant, il dut en 2011 cesser la plupart de ses activités, mais ayant demandé à rester en Italie, il rejoignit une communauté de Pères Blancs dans le nord du pays.

            C’est en 2013 qu’il se vit obligé de rentrer aux Pays-Bas afin de pouvoir recevoir les soins médicaux requis par son état de santé.

 

            Piet a toujours pris très au sérieux sa collaboration avec le GRIC. Il y réalisait la mise en pratique de sa préparation intellectuelle et de ses centres d’intérêt. En effet, déjà à l’époque où il préparait son Doctorat en linguistique générale, il s’interrogeait sur le lien entre religions et langues ; par la suite, il orienta sa réflexion sur une approche théologique des cultures et des religions. Le domaine de la traduction, avec ses problèmes spécifiques, l’intéressait aussi (par exemple la traduction de la Bible du grec au latin). Il a participé à l’élaboration et à la rédaction d’au moins trois ouvrages du GRIC[1]. Ses textes font écho à son questionnement de linguiste. Par exemple : « Les différentes langues parlent-elles vraiment de la même chose avec seulement des noms différents ? Les différentes cultures ont-elles vraiment les mêmes valeurs ? ». Et il concluait : « Le temps des réponses claires, simples et définitives semble bien terminé »[2]. Cette dernière phrase révèle qu’il était très conscient des difficultés, des malentendus et des illusions auxquels se heurte le dialogue interreligieux. Pour lui, la personne qui veut entrer dans un tel dialogue doit en accepter les exigences, y compris vis-à-vis de sa propre foi. « Plutôt que d’être une notion systématique, écrivait-il, le dialogue est avant tout une attitude d’esprit et un style d’action »[3]. A mon avis, cette affirmation reflète bien le sens de son engagement et de sa collaboration au sein du GRIC.

            Après son départ pour Rome en 1992, Piet resta membre du groupe de Tunis dont il suivait les travaux à distance, grâce aux CR de réunions et aux textes, qu’il continuait à recevoir et sur lesquels il exprimait son avis. Sans oublier ses propres contributions aux thèmes de recherche en cours, contributions toujours marquées par le sérieux et la précision. Il fut élu co-président à l’AG de 2001, fonction qu’il assuma malgré les limites posées par sa santé. Ne pouvant supporter de longs voyages, il devait parfois renoncer à participer aux rencontres annuelles et aux assemblées générales ; ce fut le cas, par exemple, en 2005, pour la rencontre qui se tint à Rabat.

Ses réflexions et propositions ont été très précieuses lorsque nous nous sommes interrogés, dès la fin des années 1990, sur l’orientation et la composition du GRIC, sur le texte de la Charte, ainsi que sur notre méthode de travail. Peut-être parce qu’il était fils de magistrat, Piet évoluait avec aisance dans le domaine juridique ; aussi est-ce tout naturellement à lui que s’adressa l’AG, tenue à Barcelone en 2007, pour coordonner le travail de révision de nos Statuts. Il le fit avec une entière disponibilité et une grande efficacité. Après son retour aux Pays-Bas, les progrès de la maladie l’empêchèrent de poursuivre sa collaboration avec le GRIC, et même de répondre aux messages qui lui étaient envoyés.

La rigueur intellectuelle et la disponibilité de Piet demeurent un exemple et un encouragement pour nous tous, sur le difficile chemin du dialogue.

Nous garderons la mémoire d’un homme modeste malgré ses très grandes qualités intellectuelles, discret, délicat, attentif à l’autre, où l’humour allumait parfois une lumière dans le bleu de ses yeux. Merci Piet.

 

  1. [1] Foi et justice, Paris, Centurion, 1993 ; Péché et responsabilité éthique dans le monde contemporain, Paris, Bayard, 2000 ; Les identités en devenir, Paris, L’Harmattan, 2003.
  2. [2] Foi et justice, op. cit. pp. 195 et 200.
  3. [3] Les identités en devenir, op. cit., p. 228.

Ali Mérad, hommage à un pionnier du dialogue islamo-chrétien

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Déc 252017
 

Par Mohamed-Sghir JANJAR, Chercheur- Casablanca, membre du GRIC Maroc

Le Professeur Ali Mérad, né en 1930 à Lagouat en Algérie, s’est éteint parmi les siens à Lyon, le 23 mai 2017

 

Le dialogue interreligieux occupe une place importante dans l’œuvre islamologique d’Ali Mérad . En choisissant de mettre en lumière cet axe de son travail, nous souhaitons rendre ici hommage à l’un des premiers intellectuels de la rive sud de la Méditerranée, ayant contribué, dès les années 1960, au tissage des liens humains et à l’élaboration de l’appareil conceptuel qui ont rendu pensable et possible, du côté de l’islam, l’amorce d’un dialogue sincère entre musulmans et chrétiens.

Contexte particulier de l’après Vatican II

A la fin de l’année 1965, se sont achevés les travaux du Concile Vatican II qui constitua, sans doute, un véritable tournant dans l’histoire de l’Eglise catholique au XX è siècle. Le Concile symbolisa, en effet, le point d’orgue d’un aggiornamento de la pensée théologique catholique dont les ébauches remontent au XIX è siècle. Et c’est dans ce cadre global que s’inscrit, le geste fort entrepris par l’Eglise catholique en direction des autres religions en général et de l’islam en particulier. Il s’agit notamment de la création d’un Secrétariat romain pour les non-chrétiens (17 mai 1964) ; de l’élaboration d’une Déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes (21 novembre 1964) et d’une vision du dialogue islamo-chrétien, exposée dans le document intitulé « Orientations pour un dialogue entre chrétiens et musulmans » (1969).

En face, sur la rive sud de la Méditerranée, les sociétés maghrébines venaient de sortir du long et dramatique épisode colonial. L’état de leurs élites et la nature des nouvelles urgences imposées par les chantiers ouverts par l’indépendance politique, les mettaient dans l’impossibilité de répondre, au moins dans le court terme, à l’offre dialogique de l’église romaine. Car si les rares cadres formés à l’école moderne des anciennes puissances coloniales, n’affichaient qu’une indifférence dédaigneuse à l’égard de la religion, l’élite traditionnelle (ulémas), de par son mode de formation traditionnel, était encore moins disposée à contribuer au dialogue interreligieux selon la nouvelle offre de la partie catholique.

Rien dans ce contexte maghrébin du milieu des années 1960 ne semblait indiquait que la main tendue du côté chrétien, allait trouver un quelconque accueil du côté musulman. Mais voilà que, parmi le cercle encre étroit des jeunes universitaires algériens et tunisiens, émerge un petit groupe de chercheurs en islamologie et histoire, très au fait du patrimoine arabo-islamique classique, maitrisant parfaitement les acquis des sciences humaines et sociales modernes, et qui décide de relever le défi. Ali Mérad fait partie de ce petit cercle d’intellectuels, composé notamment de Mohammed Arkoun, Mohamed Talbi, Abdelmajid Charfi. Ils ont tous reçu une première formation dans leurs pays avant de poursuivre des études supérieures en France. Ils seront rejoints, dans les années 1980, par un clerc zitounien, Hmida Ennaifer, fondateur de la revue tunisienne 15/24, qui a eu, à son tour, une double formation à Tunis et à la Sorbonne.

Loin de constituer formellement un groupe de travail, ces intellectuels vont ainsi esquisser séparément, dès le début des années 1970, une première contribution musulmane au dialogue islamo-chrétien. Ils seront de tous les forums internationaux, contribueront à la revue Islamochristiana et donneront cours et conférences à l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie de Rome qui la publie. Quant aux multiples formes d’amitié et de liens humains profonds et durables qu’ils ont tissés avec des intellectuels européens, religieux ou laïcs, ils leur ont permis de contribuer à la création et l’animation du Groupe de recherche islamo-chrétien (GRIC).

Cheminement singulier d’Ali Mérad 

De tous ces pionniers maghrébins qui s’engagèrent dans l’aventure du dialogue interreligieux, Ali Mérad était, sans doute, le premier à en saisir la portée stratégique pour l’islam en général et les musulmans d’Europe en particulier. Cheminant à contre- courant des idéologies marxistes et tiers-mondistes en vogue parmi ses pairs maghrébins, pendant les années 1960-1970, A. Mérad soutenait que la vague de décolonisation allait renforcer le processus de mondialisation. Et que ce dernier aurait besoin, pour être humanisé et le moins conflictuel possible, d’un processus culturel parallèle dont l’une des composantes serait un vrai dialogue des religions (Mérad : 1975, p. 9).

Ali Mérad n’était pas seulement précurseur en matière de dialogue, il en faisait aussi une sorte de nécessité existentielle qu’explique par sa propre biographie. Interrogé en 1980 par un journaliste du quotidien « Le Monde » sur ce qui l’amena à s’intéresser au christianisme, A. Mérad expliqua comment il le croisa dès l’enfance. En effet, la scène primitive fondatrice de son expérience s’est passée à l’école primaire française de ville natale, Laghouat, dans les années 1930. Le petit Ali Mérad y éprouva un sentiment de rejet horrifié à la vue, pour la première fois, du catéchisme de son condisciple, Jacques Munier. Les amitiés françaises de sa jeunesse vont l’aider à dompter et s’émanciper du sentiment d’inquiétude face à l’autre. Plus tard, en un jour de l’été 1956, il sentit en lui une forte émotion à la lecture du livre de Jean-François Six sur Charles de Foucault, où il découvrit la lettre pleine de chagrin envoyée par le chef touareg, Moussa ag Amastan, à la sœur de Foucauld, suite à la disparition de ce dernier (Mérad : 1980).

A Louvain en 1974, il réalise, à ses dépens, ce que coûte l’attitude compréhensive et dialogique qu’il a choisie d’adopter envers les autres religions. Il comprend très vite que le peu d’empathie et de curiosité manifesté par les siens à l’égard des adeptes des autres traditions monothéistes, s’enracine, en fait, dans une lecture dogmatique du Coran si ancrée dans les mentalités. Et réalise ainsi que la culture religieuse islamique se trouve, à présent, encastrée dans un langage théologique figé et momifié, depuis des siècles, rendant impensable tout pluralisme doctrinal, toute pensée de l’altérité religieuse et entravant, par conséquent, tout véritable dialogue interreligieux (Mérad : 1980).

Une pensée dialogique en action

En se lançant dans le dialogue islamo-chrétien, A. Mérad avait pleinement conscience qu’il avançait dans un terrain miné. Il s’exposait, d’un côté, à la réprobation des siens qui, à défaut de poursuivre et d’approfondir le renouvellement (tajdid) de la pensée religieuse amorcé par les réformistes de la Nahda à la fin du XIX è siècle, se trouvent enfermés dans ce qu’il appela « le cercle vicieux » de l’idéologisation et la politisation de la religion. D’un autre côté, il prenait la mesure de l’ampleur de la refondation du dialogue avec les représentants des deux autres traditions monothéistes ; tâche qui exige à la fois établissement de la confiance et édification d’un langage commun en rupture avec celui stérile des controverses et polémiques anciennes.

Face à un tel chantier, A. Mérad ne manquait pas d’atouts. Il pouvait d’abord s’appuyer sur des amitiés chrétiennes anciennes nouées dès sa jeunesse en Algérie (le cas de Michel Lelong) ; amitiés qu’il a continuées à consolider et diversifier, une fois installé en France. Aussi sa manière d’assumer son islamité et d’articuler engagement spirituel et quête constante des savoirs modernes, le prédisposait-elle, sans doute, plus que d’autres, à comprendre les enjeux de la nouvelle offre du dialogue venant de l’Eglise romaine et à tenter d’y répondre. Par ailleurs, son attitude naturelle face à l’altérité faite de respect, de retenue et de grande délicatesse, le disposait à chercher ce qu’il y a d’essentiel dans la rencontre avec l’autre.

Dès son travail sur « Le Christ selon le Coran » (1968), A. Mérad s’est trouvé confronté à des questions aussi évidentes que massives : comment nommer l’autre ? Comment doit-on comprendre certains mots par lesquels le Coran désigne les figures de l’altérité religieuse (kuffâr = mécréants ou mushrikûn = associationnistes) ? La lecture dogmatique et littéraliste du Coran n’enferme –t- elle pas le dialogue interreligieux dans une aporie insurmontable ? Très tôt, il a eu le courage de reconnaître que le langage théologique de l’islam classique ne correspond plus à la réalité du monde contemporain, et qu’il est du devoir des musulmans de recourir, comme le préconisait l’auteur du « Traité décisif » (Ibn Ruchd), à une méthode rationnelle susceptible de libérer l’interprétation. Et de ce travail initial, il tira une première leçon de méthode qui va guider ses pas par la suite. Il considéra ainsi qu’au lieu de chercher dans le Coran la vérité historique sur le Christ, le musulman contemporain doit plutôt recevoir le message coranique comme des « appels à la confrontation des témoignages ». Il s’agit, autrement dit, de saisir à travers le discours coranique sur les traditions monothéistes qui l’ont précédé, des « vérités de foi » dont le statut diffère foncièrement des vérités scientifiques ou historiques.

Les « vérités de foi », contrairement aux vérités positives, ne sont ni exclusives, ni falsifiables. Cela signifie que, d’un côté, chaque tradition religieuse offre une voie spécifique pour accéder à l’ultime, mais n’épuise jamais le potentiel de symbolisation de ce dernier. De l’autre, n’étant pas falsifiables, les positions théologiques des uns et des autres ne sauraient être approchées en termes de vrai et de faux. Autrement dit, le choix du dialogue interreligieux suppose un préalable épistémologique incontournable : faire le deuil de la vérité absolue, sans rien sacrifier de la volonté d’atteindre une compréhension des vérités religieuses. Ce qui signifie dans le cas de Mérad la non-confusion des deux registres du chercheur et du croyant. Et c’est ainsi qu’il a réussi à mener son œuvre de savant, sans jamais chercher à cacher sa foi musulmane ni son engagement constant au service de sa communauté.

Constatant la dégradation des conditions politiques du dialogue interreligieux au cours des 25 dernières années, A. Mérad porta son attention sur les problématiques de l’exégèse et l’élaboration d’une approche critique des sources de l’islam. Il creusa ainsi le sillon de l’intuition première qui l’avait amené à appeler chrétiens et musulmans, dans l’article qu’il publia dans le premier numéro de la revue Islamo-christiana, à « dépasser le stade des monologues parallèles » pour se mettre en quête d’un langage commun. Le nouveau mode de communication qu’il appela de ses vœux procède d’une analyse proche de celle de Ricoeur. Il perçoit, comme ce dernier, l’ancrage de chaque croyant dans sa propre tradition religieuse à la manière d’un locuteur habitant et interagissant avec le monde à partir de sa langue. Et à l’image des langues qui, par l’effort de la traduction, arrivent à vaincre les plus intraduisibles des situations, Mérad pensait profondément que, par l’effort interprétatif interne et par celui d’un dialogue sincère toujours renouvelé, les religions monothéistes devraient, comme les langues vivantes, atteindre un haut degré de « traductibilité » ou compréhension humaine sans rien céder de ce qui fait l’essentiel de leurs messages et la singularité de leurs héritages respectifs.

Bibliographie –   «Le Christ selon le Coran » in Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, n° 5, 1968, p. 79-94.

  • N’avons-nous pas le même père ? En collaboration avec Armand Abécassis et Daniel Pézeril, Ed. du Chalet, 1972, 152 p.
  • « Une Rencontre entre Chrétiens et Musulmans à Broummana au Liban, 12-18 Juillet 1972», in B.L.A., Tunis, n° 130, 1972, p. 363-370.
  • «Dialogue Islamo-Chrétien : pour la recherche d’un langage commun» in Islamochristiana, Rome, vol. 1, 1975, p. 1-10.
  • Charles de Faucauld au regard de l’Islam, Ed. du Chalet, 1975, 143 p.
  • « Rapports de l’Eglise avec les Musulmans d’Europe » in Islamochristiana, Rome, vol. 3, 1977, p. 197-205.
  • « Solidaire ou solitaire », in Une brassée de confessions de foi. du Seuil, 1979.
  • « Entretien avec Jean-Pierre Péroncel-Hugoz » in Le Monde, 1 juin, 1980.
  • « Dialogue Islamo-chrétien : esquisse d’une problématique », in Islam et christianisme en dialogue. En collaboration avec Jean-Paul Gabus et Youakim Moubarac, Ed. du Cerf, 1982, 187 p.
  • « Le christianisme du point de vue de l’Islam » in Aspects de la foi de l’Islam, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, Bruxelles, 1985, p. 193-197
  • «Une Espérance de Fraternité». In Islam de France, n° 2, 1998, p. 131-135.