Juil 102012
 
Alors que le successeur de Mgr Teissier comme Archevêque d’Alger vient d’être nommé, Mustapha Cherif, ancien ministre et ambassadeur algérien, islamologue lui rend hommage dans le journal L’Expression

HOMMAGE À NOTRE COMPATRIOTE HENRI TEISSIER L’homme de foi du juste milieu

- Digne héritier de Monseigneur Duval qui s’est engagé aux côtés du peuple algérien durant la lutte pour l’indépendance, Mgr Henri Teissier, né en 1929 à Lyon, ordonné prêtre pour le diocèse d’Alger en 1955, en 1972, nommé évêque d’Oran, puis coadjuteur du cardinal, et archevêque d’Alger depuis 1988, représente la figure de ces prêtres catholiques loyaux et qui ne s’enflent pas d’orgueil comme dit le Coran. Ce lundi 26 mai, il va recevoir le ruban de Chevalier de la Légion d’honneur. Inlassablement, il oeuvre pour le « vivre ensemble », la paix et l’amitié islamo-chrétienne. Passeur entre les deux rives, il fut président de la Conférence des évêques de la région Nord de l’Afrique de 1982 à 2004 et chercheur actif dans plusieurs espaces et structures qui pratiquent le dialogue interreligieux. Je l’ai connu en présence de Cheikh Ahmed Hamani, à l’époque, président du Conseil supérieur islamique, à Cordoue en 1974, à l’occasion d’un colloque international islamo-chrétien. A cette occasion, il est important de rappeler que sur intervention personnelle de Mgr Tessier auprès de l’évêque de Cordoue, notre groupe de participants musulmans avait été autorisé, à titre exceptionnel, à célébrer la prière du vendredi au sein de la célèbre Mosquée de Cordoue. Un événement unique, inoubliable. Depuis, notre amitié n’a pas cessé de s’affermir, malgré tant d’épreuves. Durant les temps sombres, il est resté en Algérie, solidaire du peuple algérien. Il a toujours proclamé que « l’un des motifs déterminants de notre présence en Algérie, c’est la possibilité de vivre une relation humaine et spirituelle avec des partenaires musulmans. A travers nos rencontres, c’est, pensons-nous, l’Eglise et le monde musulman qui communiquent, et parfois même, qui communient au nom de Dieu ». Il mérite aujourd’hui, de son vivant et en exercice, un hommage. voir la suite sur le site du journal algérien L’Expression

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